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PDF diffusé sur Internet et reproduit à l'identique :
http://www.kbinirsnb.be/cb/antelopes/News/CR%20ASS%20Atelier%20Douz.pdf
(64 pages, ici pages 15 à 20)"REPUBLIQUE TUNISIENNE
MINISTERE DE L'AGRICULTURE
DE L'ENVIRONNEMENT ET DES
RESSOURCES HYDRAULIQUES
CRDA DE TOZEUR
LE PARC NATIONAL DE
DGHOUMES
GOUVERNORAT DE TOZEUR
Avril 2004
Elaboré par le Chef d'Arrondissement
des Forêts de Tozeur
El Ghaïb Mohamed Ali
Compte-rendu Atelier Douz DGF/CMS « Redéploiement et
Conservation des ASS en Tunisie », avril 2004.
Version provisoire, 01.07.2004. 16
Le Parc National de Dghoumes
1. Historique du parc
Le nom du parc est inspiré de la région de Dghoumes. Les
premières propositions datent
depuis les années 80. Cependant les premiers travaux ont
débuté depuis février 1995 dans
le cadre du programme national du Ministère de
l'Agriculture et de l'Environnement et des
Ressources hydrauliques (Direction générale des forêts).
Dans le cadre des mesures prises par le chef d'Etat, le
volet de la conservation de la faune
sauvage a pris une place importante de la politique
agricole visant l'équilibre entre la
protection de la nature et la continuité d'un
développement durable et l'exploitation des
potentialités disponibles pour le tourisme écologique.
En effet le Président de la
République a ordonné l'aménagement du parc national de
Dghoumes dans le but de
protéger les espèces sauvages et cela dans le cadre des
réalisations de X plan.
2. Localisation du parc
Le parc est situé à l'Est du Gouvernorat de Tozeur à
environ 40 km à l'Est de la capitale
régionale. Il est limité au Nord par les crêtes des
montagnes qui retracent la limite des
gouvernorats de Tozeur et de Gafsa, au Sud par le chott
El Djérid, le gouvernorat de
Kébili constitue la limite Est du parc et le village de
Dghoumes du côté Ouest.
Le parc couvre une superficie de 8000 ha, formé en trois
types de relief:
- La chaîne montagneuse au nord ayant une altitude
moyenne de 370 m, elle constitue avec
les versants une superficie de 3000 ha. Toutefois on
note que la zone des versants est
fortement marquée par une nette érosion hydrique.
- Le glacis forme la partie intermédiaire entre les
montagnes et le chott connu sous le nom
local de "chareb". Il est constitué de vastes étendues
réceptrices des alluvions, des
colluvions et des eaux de ruissellement. Cette zone
couvre une superficie de 3800 ha.
- Le bas fond constitue la zone de dépression salée de
chott El Jérid. La superficie de cette
unité est estimée à 1200 ha
3. Occupation du sol
• La flore
Les associations végétales localisées au niveau des
massifs et des glacis sont de types
primitives qui étaient probablement une steppe d'acacia
raddiana, de Genévrier, de
pistacia avec du periploca laevigata, de rhus
tripartitum et de retama retam.
Cependant l'acacia raddiana a disparu depuis plusieurs
décennies et les espèces
ligneuses ont fortement régressé, suite des conditions
climatiques très défavorables et
sévères.
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La mise en défens a permis le rétablissement rapide d'un
couvert végétal luxuriant
malgré le déficient en pluviométrie enregistrée ces
dernières années. Le parcours
dégradé d'origine est en train de se revégétaliser. On
assiste notamment à une
reconstitution naturelle d'une gamme importante des
espèces liées au climat saharien
* groupe psammophile
* groupe gypsophyle
* groupe des sols squelettiques
* groupe holophyles.
Les travaux entrepris en matière de conservation des
sols (ados de parcours, trachées,
lutte anti-érosive) et de plantations d'acacia raddiana,
du periploca laevigata sont
considérés comme un grand succès pour la reconstitution
d'une zone boisée (ou
pseudo-savane) dans une région présaharienne (taux de
réussite 50% environ).
Les graines récoltées de premiers arbres plantés
(semenciers) sont utilisées pour le
semis en pépinière et le semis direct dans les lits
d'oueds.
On constate que les graines récoltées sont indemnes
d'attaque de coléoptères (le
Bruchus). On compte de ne pas transporter de Bouhedma
des graines d'acacia
raddiana.
La présence des arbres / buissons en montagne est
primordiale pour la conservation
des eaux et la diminution du transport des matériaux
solides.
Le Rhus Tripartitum, le Câprier est une autre espèce qui
se multiplie à l'état naturel et
recolonise vite les terrains rocheux en montagne.
Il est primordial de continuer les travaux d'aménagement
sur des grandes superficies
pour fournir un habitat adapté aux espèces choisies pour
l'introduction.
• La faune
Actuellement, la faune naturelle du parc se résume à
a. Les mammifères
- Chauve-souris: plusieurs grottes sont habitées par une
colonie de Rhinopoma
Harwickki et du Rhinolpus
- Rat à trompe
- Musaraignes
- Hérisson
- Rongeurs: Gerbilles, Gerboises
- Goundi
- Lérot
- Lièvre
- Porc-épic
- Hyène rayée
- Chat sauvage
- Chacal
- Renard
- Sanglier
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- Genette, Mangouste, Zorille (connu par des gardiens)
- Lynx caracal (vu par des gardiens et le brigadier de
chasse)
- Belette (pas connu par le gardien)
- Mouflon à manchettes (partout présent en montagne,
nombre difficile à
estimer, mais peut varier entre 100 et 150 têtes)
- Gazelle dorcas: introduites de 12 gazelles (février,
août 2002) on compte 21
individus actuellement.
b. Les oiseaux
L'inventaire effectué du 05/06/2002 - 10/06/2002 a
démontré l'existence de
- 31 oiseaux sédentaires
- 26 oiseaux migrateurs.
Cependant, on considère que la palmeraie moderne créé à
12 km de parc constitue
un refuge pour certaines espèces vu leur attachement au
milieu ouvert du désert.
c. Les reptiles
d. Les insectes
4. Gestion du parc national de Dghoumes
a. Gestion externe
- Le gardiennage est assisté par 8 gardes dont 2 à
cheval. Ils sont originaires du
village de Dghoumes
- Les portes d'entrée sont bien situées pour permettre
un contrôle judicieux et
favorise l'hébergement du personnel du parc et des
chercheurs en visite sans
beaucoup de déplacement.
- L'existence d'une zone tampon au sud du parc pour
faciliter les différents
déplacements.
exemple: l'année 2003 voitures légères = 744
tracteurs = 112
mobylettes = 287
camion = 5
b. Gestion interne
- La restauration du tapis végétal : les plantations
créent de l'ombre fort apprécié
pendant la saison chaude, fournissent un surplus de
fourrage aérien (feuillage et
gousse)
- Les ressources en eau:
La présence de points d'eau et leur curage d'une façon
permanente ajoute non
seulement un élément de biodiversité au parc mais
diminue les déplacements
inutiles des animaux sauvages en dehors du parc.
La construction d'une retenue collinaire est très
favorable pour la faune que pour la
flore. L'exploitation de chaque goutte d'eau dans le
parc nécessite la multiplication
de ces ouvrages dans d'autres endroits propices en aval
du Djebel.
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- La restauration de la faune
1. Les grands mammifères
Le mouflon à manchettes n'a pas été exterminé de la
zone, il se multiplie
convenablement juste après la création du parc ou le
calme, la protection, la
végétation et l'eau existent en abondance.
Les autres espèces concernées dans cette étape sont les
gazelles dorcas et de
montagne, l'oryx.
Les gazelles dorcas: l'introduction de 12 individus est
commencée au cours de
l'année 2002. On compte actuellement 21 individus.
Les gazelles de montagne: cette espèce est observée de
temps à autre venir auprès
du parc. Il démontre que le parc national est un endroit
favorable pour sa
protection et sa multiplication.
L'Oryx: comme le cotège végétal du parc en cours d'être
rétabli, il est temps
d'accueillir un premier groupe d'Antilopes Oryx (10 à 15
individus) sachant que la
charge du parc national est évaluée en moyenne entre 2
et 3 Oryx au km².
L'introduction de cette espèce est nécessaire pour
éviter les méfaits d'une mise en
défense prolongée pour les espèces ligneuses.
2. Les oiseaux
L'Autruche à cou rouge: le nombre important des restes
des coquilles d'oeufs
d'Autruche trouvé dans le parc, montre que c'était une
zone très favorable pour la
nidification de cette espèce. On considère que le
terrain actuellement est prêt à
recevoir des autruches.
3. Enclos d'acclimatation
Le parc dispose actuellement d'enclos d'acclimatation en
parfait état pourvu d'un
système d'irrigation permettant à la fois l'alimentation
en eau des animaux et
l'irrigation des plantations d'ombrage. L'expérience
réussie du lâcher des gazelles
dorcas est très bénéfique pour les ouvriers que pour les
techniciens.
4. Ecotourisme
La ville de Tozeur avec ses oasis, ses complexes
hôteliers, son aéroport
international est considérée un atout pour le parc
national de Dghoumes par sa
situation pour recevoir un grand nombre de touristes qui
veulent explorer les
régions désertiques. L'introduction des espèces disparus
sera donc très nécessaire
pour accueillir un nombre important de touristes dans le
parc, tout en favorisant la
sortie du village de Dghoumes de son isolement et son
artisanat pourra constituer
une ressource économique supplémentaire pour ses
habitants.
L'écomusée aussi pourrait être opérationnel à partir de
l'arrivée du premier groupe
de touristes du parc. L'activité dans le parc multiplie
(l'ouverture, l'entretien de
pistes, les muletiers, l'accueil des groupes
naturalistes plus spécialisés, des
étudiants, des élèves, ... la préparation des brochures
sur le parc ...)
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